Fils du Grand Ouest, Charles Blé Goudé, a pris la parole à cette tribune « avec joie et responsabilité », pour livrer son témoignage et son exhortation. Il a été profondément
Il a souligné que les grandes nations ayant embrassé le développement sont celles qui ont su tirer les enseignements des crises traversées, à l’instar des États-Unis d’Amérique. « Est-ce qu’en Côte d’Ivoire, nous avons cherché les raisons qui nous ont opposés entre frères ? C’est ce que nous sommes en train de faire aujourd’hui, et c’est pourquoi je suis à cette rencontre. Tant que le crapaud n’est pas tombé dans l’eau chaude, il ne sait pas qu’il y a deux sortes d’eau. Nous sommes tombés dans l’eau chaude en 2011, et maintenant nous savons qu’il y a deux sortes d’eau », a imagé Charles Blé Goudé, appelant à adopter des comportements favorables à la paix et à la cohésion sociale.
La ministre d’État Anne Ouloto a rappelé avec émotion l’état de la ville de Toulepleu, « encore vide » en 2012, lors de la première visite du Président Alassane Ouattara à l’intérieur du pays. « Il en a été lui-même bouleversé et, en comité restreint, à la résidence du préfet, avec beaucoup d’émotion dans la voix, le président avait parlé comme un père à sa fille à qui il confiait une grande mission dans la région : ‘Mets tout ce qu’il faut en œuvre pour que les populations reviennent’ », se souvient-elle. Les démarches engagées dans ce sens ont permis le retour en Côte d’Ivoire, en 2014, de feu Marcel Gossio, ancien directeur général du Port autonome d’Abidjan, alors en exil au Maroc. Beaucoup de choses ont ainsi été accomplies depuis 2011, avec le préfet de région, pour rétablir l’autorité de l’État et ramener la paix entre les populations.
Dans cette dynamique de recherche continue de la paix, Anne Ouloto accorde une grande importance à la question du foncier, car « la paix ne sera pas durable tant qu’on n’aura pas pris à bras-le-corps, tous, la question du foncier ». C’est pourquoi elle a apporté publiquement son soutien à l’AFOR, qui a participé à un panel, et à laquelle elle apporte tout son appui.
« Continuer à sensibiliser, à former et bien former jusqu’à ce qu’on finisse par comprendre que le plus important, c’est le dialogue, l’art de la négociation, l’acceptation de l’autre, le consensus, avec l’encadrement de l’État, et c’est ce que nous faisons », a affirmé Anne Ouloto, encourageant les agents de l’AFOR à persévérer. À ses parents, chefs de village, de canton, de terre, elle a demandé de continuer à encadrer les populations et à les inciter à sécuriser leurs terres en les dotant de certificats fonciers, afin d’éviter les litiges qui tournent souvent au drame.
SAINT-TRA BI avec unp.ci