S’exprimant en marge des réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), lors d’un panel consacré à l’industrialisation et à la création d’emplois en Afrique, le ministre a souligné l’urgence d’une transformation structurelle des économies africaines.
Selon lui, cette mutation est indispensable pour répondre à la forte pression démographique qui pèse sur les marchés du travail du continent.
« L’industrialisation requiert avant tout un écosystème global », a-t-il affirmé, mettant en avant le rôle déterminant de la qualité des infrastructures et du coût des facteurs de production dans la compétitivité internationale.
Toutefois, il a relevé plusieurs obstacles persistants au développement industriel en Afrique, notamment l’accès limité à une énergie fiable et compétitive, l’instabilité réglementaire ainsi que le déficit d’intégration régionale.
Aux côtés de la ministre guinéenne de l’Économie et des Finances, Mariama Ciré Sylla, Mamadou Sangafowa Coulibaly a plaidé pour une accélération de la mise en œuvre de politiques industrielles ciblées, ainsi que pour l’amélioration de l’environnement des affaires afin d’attirer davantage d’investissements.
Le ministre a également mis en lumière la stratégie ivoirienne, fondée sur la stabilité politique et macroéconomique, des investissements soutenus dans les infrastructures économiques et des réformes réglementaires continues.
Illustrant ces avancées, il a indiqué que la Côte d’Ivoire avait triplé sa capacité installée de production électrique en moins de quinze ans, avec pour objectif de la tripler à nouveau au cours des quinze prochaines années.
Par ailleurs, le secteur minier a été présenté comme un levier important de création d’emplois à court et moyen terme. Au-delà des emplois directs, l’activité extractive génère, selon lui, de nombreuses opportunités indirectes, notamment dans les services et les activités liées au contenu local.
Le ministre a également insisté sur la nécessité d’investir davantage dans la formation de la main-d’œuvre, un facteur jugé déterminant dans un contexte de mutation technologique accélérée.
Il a souligné l’importance de l’intégration régionale, estimant que le développement de chaînes de valeur africaines permettrait de renforcer l’attractivité des marchés du continent tout en favorisant des économies d’échelle.
OJL